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Comparaisons
On emploie c'est devant un déterminant + nom (c'est un médecin), un nom propre (c'est Marie), un pronom tonique (c'est moi) ou un adjectif qui commente une idée entière (c'est difficile). On emploie il est / elle est devant un adjectif qui décrit une personne ou une chose précise (il est gentil), devant une profession, religion ou nationalité sans article (elle est avocate) et pour l'heure (il est trois heures). Le test le plus rapide : si un déterminant comme un, une, le, la, mon suit, il faut c'est.
c'est + determiner + noun · c'est + name / pronoun · c'est + adjective (general idea)
C'est (au pluriel : ce sont) identifie et présente. C'est la structure qui répond à « qui est-ce ? » et « qu'est-ce que c'est ? » — et elle devient obligatoire dès qu'un déterminant apparaît. C'est un collègue, c'est ma voiture, c'est le directeur : l'article ou le possessif impose c'est. C'est le déclencheur le plus fiable du sujet, et il prime sur tout le reste, y compris les professions.
C'est + adjectif commente une situation ou une idée dans son ensemble, et l'adjectif reste au masculin singulier quel que soit le sujet : la grammaire, c'est facile. On ne décrit pas la grammaire directement ; on juge l'idée en général.
C'est un excellent professeur.
He's an excellent teacher.
Ce sont mes voisins.
They're my neighbours.
— Qui a appelé ? — C'est moi.
"Who called?" "It was me."
Apprendre le français, c'est difficile au début.
Learning French is hard at the beginning.
il est + bare adjective · il est + profession (no article) · il est + clock time
Il est et elle est décrivent une personne ou une chose précise déjà présente dans la conversation, avec un adjectif qui s'accorde : il est gentil, elle est canadienne, ils sont fatigués. Le pronom désigne quelqu'un ; l'adjectif décrit ce quelqu'un.
Avec les professions, nationalités et religions employées comme simples étiquettes — sans article — le français les traite comme des adjectifs : elle est médecin, il est ingénieur. Dès qu'un article s'ajoute, on rebascule vers c'est : elle est médecin, mais c'est une médecin remarquable.
Il est très patient avec ses élèves.
He's very patient with his students.
Elle est avocate à Québec.
She's a lawyer in Quebec City.
pas d'article devant la profession
Il est déjà dix heures et demie.
It's already half past ten.
Tu as vu ma valise ? Elle est lourde.
Have you seen my suitcase? It's heavy.
elle = cette valise précise
| Vous voulez dire | Structure | Exemple |
|---|---|---|
| identify: determiner + noun | c'est / ce sont | C'est un ami. Ce sont des collègues. |
| identify: a name or pronoun | c'est | C'est Paul. C'est elle. |
| judge a whole idea | c'est + masc. adjective | Voyager, c'est merveilleux. |
| describe a specific person/thing | il/elle est + adjective (agrees) | Elle est brillante. |
| profession as a bare label | il/elle est + profession | Il est plombier. |
| profession with article or adjective | c'est + article + noun | C'est un plombier sérieux. |
| clock time | il est | Il est midi. |
Le piège des professions est le classique : il est médecin (sans article) mais c'est un médecin (avec article). « Il est un médecin » est l'une des erreurs anglophones les plus reconnaissables, un calque direct de « he is a doctor ». Si un/une est présent, c'est n'est pas facultatif — c'est le seul choix grammatical.
Dans la tournure impersonnelle suivie d'un infinitif, le français soigné distingue il est + adjectif + de (qui annonce : il est important de dormir) et c'est + adjectif + à (qui renvoie à ce qui précède : ce texte, c'est difficile à lire). À l'oral courant, c'est… de gagne du terrain, mais l'écrit d'examen récompense la distinction formelle.
C'est + adjectif ne s'accorde jamais : la vie, c'est beau (et non « c'est belle »). Si vous ressentez le besoin d'accorder l'adjectif, c'est que vous cherchez en réalité elle est : cette ville est magnifique → elle est magnifique.
La logique devient intuitive dès qu'on voit que ce est un pointeur et que il/elle est un descripteur. Ce désigne pour identifier — d'où son association avec les noms, les prénoms et les idées entières. Il et elle remplacent un nom déjà connu — d'où leur association avec les adjectifs descriptifs. L'anglais « it is » remplit les deux fonctions avec un seul outil, et c'est précisément pourquoi cette paire semble difficile : on scinde une habitude anglaise en deux réflexes français.
Les débuts d'épreuve orale du TEF et du TCF (« présentez-vous ») imposent cette structure dès les dix premières secondes : je suis ingénieur / il est médecin sans article, ou c'est un poste intéressant avec article. Les évaluateurs perçoivent « il est un ingénieur » comme un marqueur A2 immédiat. À l'écrit, les tournures impersonnelles qui structurent un bon texte argumentatif — il est essentiel de, il est évident que, c'est pourquoi — comptent dans l'organisation du discours : maîtriser il est + adjectif + de améliore donc à la fois la note de grammaire et celle de cohérence.
C'est un médecin. Avec un article, seul c'est est grammatical. Sans article, on emploie il est : il est médecin. « Il est un médecin » est toujours fautif.
Ce sont devant un nom pluriel en français soigné : ce sont mes parents. L'oral emploie très souvent c'est (c'est mes parents), toléré à l'oral d'examen mais pénalisé à l'écrit formel.
Les deux existent avec des rôles différents : il est difficile de + infinitif annonce une information nouvelle (il est difficile de trouver un logement), tandis que c'est difficile à + infinitif renvoie à un élément déjà mentionné (ce formulaire, c'est difficile à remplir). À l'écrit formel, respectez la distinction de/à.
Non — après c'est, l'adjectif reste au masculin singulier : la mer, c'est beau. Pour accorder, il faut elle est / ils sont : la mer est belle → elle est belle.